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LumenAI fête ses 3 ans à Amsterdam !

LumenAI vient de fêter ses 3 ans. L'occasion de se poser et de faire un état des lieux des évolutions continuelles de notre organisation, et qui voit ses KPI doubler chaque année non sans se poser des questions existentielles... Mais bon sang, où va-t-on ?

L'article de Armand Thiberge, CEO de Sendinblue, datant de l'été 2017 et disponible dans l'Opinion ici, m'a frappé. La startup Sendinblue, entreprise française qui propose une solution Saas de marketing relationnel, a été lancée en 2012 par Armand Thiberge et Kapil Sharma. 5 ans après son lancement et sa présence dans 3 pays, l'équilibre financier est atteint et la start-up se pose des questions sur sa Raison d'Être et sa gouvernance, et évoque explicitement le modèle de l'entreprise libérée. Frappant car la succession des événements, de l'équilibre financier aux ateliers de gouvernance, en passant par le séminaire à l'étranger, ressemblent tellement à ce que vit LumenAI cet été 2018 !

En effet, depuis sa création en 2015 au beau milieu d'un laboratoire de mathématiques, LumenAI a décidé de financer ses projets par ses clients, plutôt que d'actionner d'autres leviers financiers comme des levées de fonds. Très vite, l'équipe constituée à l'époque de Wajdi (Data Engineer), moi-même, puis rapidement Camille (Data Scientist) atteint un équilibre financier rapide mais fragile. 2017 commence avec l'arrivée d' Yves (software/data engineer expérimenté et entrepreneur), qui renforce à court terme notre prote-feuille client. Mais la fragilité commerciale se fait vite ressentir. Julien (Business Scientist) et Frédéric (Marketing & Com ninja) vont relever ce défi et permettre, 6 mois après, d'atteindre un réel équilibre financier, un rythme de croisière où pour la première fois, on voit se dessiner une organisation qui crée de la valeur et où chacun apporte sa pierre à l'édifice.

Aujourd'hui LumenAI est constitué de 10 personnes. L'activité commerciale est fluide, et entraîne beaucoup de travail de nos équipes opérationnelles, à Pau, Paris, Rennes et Nantes. Plusieurs partenariats ont été mis en place avec des entreprises de tailles très variables : Valuable Data, start-up lyonnaise qui co-construit une solution de Machine Learning pour l'industrie de pointe, Bertin IT qui distribue un algorithme d'analyse de réseaux sociaux, et enfin Keyrus, le groupe parisien présent dans 140 pays qui a renforcé notre capital pour nous aider à décrocher un contrat avec la Direction Générale de l'Armement.

C'est donc la tête dans le guidon que nous avons décidé de partir à Amsterdam pour prendre du bon temps, partager ensemble des choses simples (photos à l'appui). Pour le reste, la liberté étant notre marque de fabrique, les scénarios concernant l'organisation des équipes, le recrutement, l'investissement ou la gouvernance sont à construire. De nombreuses questions se posent, allant jusqu'à la suivante : une entreprise libérée peut-elle être nocive pour ses salariés (voir cet article) ? Et ce n'est pas durant ce périple ensoleillé à Amsterdam que nous avons discuté de sociocratie, d'holacratie, ou de Raison d'Être, cercles et réunions de triage (à ton grand regret Fred ^_^).

Aujourd'hui 2 mois après nous avons rebondi sur ces notions d'organisation et mis en place plusieurs actions dans le but de structurer et fluidifier le travail en équipe. Chaque équipe réfléchit cet été à un cadre de travail permettant de laisser la liberté et la prise de responsabilité individuelle l'emporter tout en définissant des conditions à respecter. Nous avons discuté de nos salaires, sujet épineux et qui a aboutit à une ligne supplémentaire dans notre règlement intérieur, qui consiste à accepter par défaut toute augmentation de salaire proposé par un membre pour lui-même ou un collègue, sauf objection d'un membre de l'organisation (chose très importante, cette objection ne doit pas relever de faits personnels, mais doit être exprimée au regard de l'entreprise et de l'intérêt collectif). Le recrutement est aussi un sujet épineux dans notre domaine, où les meilleurs profils sont achetés à prix d'or par les géants de l'IA. Et ce n'est pas l'arrivée de Google à Paris, qui propose des salaires 20 fois supérieurs aux standard académiques, qui va nous permettre de recruter des chercheurs en détachement pour quelques mois dans l'univers start-up.

Retour vers le futur

Enfin, dernièrement j'ai relu un article collector écrit il y a deux ans après la première bougie de LumenAI (Artfact à l'époque). Cet article a le (seul) mérite de montrer le chemin parcouru depuis l'époque où notre premier algorithme de clustering séquentiel était mis en production chez nos amis de iAdvize. Avec un peu de recul, deux ans après, une première chose frappante concerne un manque, celui présent à la fin de l'article sur l'industrialisation et qui dit "Bientôt disponible". C'est justement la tâche que nous accomplissons aujourd'hui au niveau de notre organisation : comment conserver notre ADN en prenant plus de place dans l'industrie de la Data ? Comment allier la liberté et la rigueur de la production ?

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